dimanche 27 novembre 2011

Immobilier au Québec: les ventes redécollent




Les ventes de maisons sont reparties à la hausse

Pendant l'été au Québec, après cinq trimestres consécutifs de baisse. Les ventes ont grimpé de 2% en moyenne et explosé de 17% dans la région minière de Rouyn-Noranda.


Ces données, publiées hier par la Fédération des chambres immobilières, font état d'une «stabilisation» globale du marché québécois, indique Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins. Selon ses calculs, le niveau des transactions se situe aujourd'hui dans la moyenne des cinq dernières années - exception faite de quelques villes en plein boom.

«C'est un marché qui revient vraiment à la normale, à l'équilibre, a-t-elle indiqué à La Presse Affaires. C'est une bonne nouvelle, surtout quand on regarde les prix qui sont surévalués à Toronto et Vancouver.»


La valeur de revente moyenne des propriétés, tous types confondus, a progressé de 1% entre le deuxième et le troisième trimestre au Québec, à 252 601$. Cette stabilisation, combinée au maintien d'un faible taux directeur par la Banque du Canada, a contribué à améliorer l'indice d'abordabilité trimestriel de Desjardins.

L'indice a grimpé de 2,6 points au troisième trimestre, à 147,5, ce qui signifie que le revenu disponible moyen des Québécois est supérieur de 47,5% au salaire exigé par les prêteurs hypothécaires pour financer l'achat d'une résidence au prix moyen. «Le report des hausses de taux donne une période de grâce au marché immobilier», a souligné Hélène Bégin.

À l'échelle canadienne, l'indice de Desjardins s'est aussi amélioré au troisième trimestre. Il a progressé de 4,5 points, à 126,7. Le prix moyen des propriétés a fléchi de 1,2% d'un trimestre à l'autre (362 015$), ce qui a contribué à cette meilleure accessibilité.

Desjardins souligne qu'un mouvement à la baisse s'est enclenché à Vancouver, où le prix moyen a reculé de 3,7%, à 777 404$. La ville reste tout de même la plus chère au pays, «et les risques de correction importante demeurent élevés puisque le marché est nettement surévalué depuis un certain temps déjà», indique l'institution.

Inégalités régionales

Au Québec, les données de la Fédération des chambres immobilières laissent transparaître plusieurs dynamiques régionales différentes. Le marché immobilier a été actif dans son ensemble au troisième trimestre, mais l'Abitibi-Témiscamingue s'est vraiment démarquée.

L'agglomération de Rouyn-Noranda a enregistré la plus forte hausse du nombre de transactions (+17%), ainsi que l'augmentation la plus salée du prix moyen (+20% pour une maison unifamiliale). Le marché locatif s'est montré tout aussi serré, avec 18 logements vacants à Rouyn-Noranda, et aucun à Val-d'Or! L'afflux de nombreux travailleurs miniers explique cette situation.

À l'opposé, certains secteurs ont enregistré des reculs au troisième trimestre. Le prix des appartements a par exemple baissé de 3% à Gatineau et de 21% à Mont-Tremblant.

Dans le Grand Montréal, le nombre global de transactions a augmenté de 4% pendant l'été, la première hausse depuis le début de 2010. Quelques secteurs ont affiché des hausses de prix surprenantes, dont l'arrondissement Saint-Laurent/Ahuntsic, où la valeur moyenne des maisons unifamiliales a bondi de 18%, à 511 282$.

Partout dans la province, le nombre d'inscriptions a poursuivi sa hausse, avec une progression de 14% sur un an. Ce nombre grandissant de propriétés à vendre donne plus de pouvoir de négociation aux acheteurs - et réduit la pression sur les prix.


Source: Maxime Bergeron. Merci!

L'accès à la propriété se maintient au Québec.

dimanche 4 septembre 2011

Immobilier: les acheteurs influencés par la météo




(Québec) Les canicules comme les gros ses tempêtes de neige freinent tous deux l'élan des acheteurs de maisons canadiens, selon une étude récente.

Un peu plus de 41 % des 1434 courtiers interrogés au mois d'août disent avoir constaté que des changements inhabituels dans les conditions météo ont influencé le marché immobilier au cours des cinq dernières années.

Les fluctuations météorologi­ques peuvent même aller jusqu'à prolonger ou retarder les cycles de vente saisonniers de quelques semaines ou de quelques mois.

Un hiver inhabituellement long et neigeux ou une vague de chaleur estivale, comme celle qu'a récemment connue le centre du Canada, rendraient les proprios plus réticents à mettre leur maison en vente. Les acheteurs seraient également moins disposés à se mettre à la recherche d'une propriété sur le marché dans ces conditions.


Les courtiers immobiliers surveillent donc la météo de près dans le cadre de leur travail. En effet, 22 % des sondés ont affirmé que le temps avait un effet important sur le marché immobilier, alors que 55 % ont opté pour un «certain impact». D'ailleurs, 33 % ont dit conseiller à leurs clients d'éviter de mettre leur maison en vente à certaines périodes de l'année, en raison du climat incertain.



Stratégies de vente

Il existe toutefois des stratégies pour vendre sa maison pendant ces périodes moins courues.


En été, il faut d'abord s'attendre à ce qu'il y ait moins d'acheteurs intéressés en raison des vacances; les gens quittent souvent leur région. Pour les visites, mieux vaut climatiser la maison. On doit aussi se soucier de la sécheresse, qui pourrait faire jaunir le gazon et les plates-bandes, rendant l'aménagement de la résidence moins attrayant.

L'hiver, il faut bien sûr chauffer la demeure à une température confortable pour tous. N'oubliez pas de déneiger l'accès à la porte ainsi que le stationnement... La neige accumulée rend en effet l'accès à l'extérieur difficile tant pour les visites que pour les inspections.


Source: Laurie Richard