
Plus question aujourd'hui de se contenter d'une simple pancarte pour vendre une maison. Site Internet, vidéos, DVD, journaux locaux, quotidiens nationaux et dépliants: les agents immobiliers gardent maintenant plusieurs cartes dans leur manche... parce que la partie est loin d'être gagnée à l'avance.
Les délais de vente allongent (plus de deux mois maintenant pour une maison à Montréal). Conséquemment, le nombre de propriétés disponibles sur le marché augmente. Pour se démarquer, les agents immobiliers doivent exposer davantage leurs propriétés aux acheteurs potentiels. Souvent, à coup de milliers de dollars.
«La publicité? Nous n'avons plus le choix d'en faire, et toutes les semaines !
Nous dépensons beaucoup plus qu'il y a cinq ans.» L'agente et son équipe comptent actuellement une cinquantaine d'inscriptions. Pour arriver à les vendre, elle réserve chaque semaine une page dans un journal local. Le coût ? Mille dollars chaque fois. Et pour les publicités pleine page régulièrement réservées dans un grand quotidien? Environ 10 000 $ par publication.
Les courtiers doivent aussi embauchés un technicien pour gérer leur site Internet indépendant. C'est phénoménal ce qu'ils dépensent pour donner une visibilité à leurs propriétés. Les agents proposaient des campagnes publicitaires à leurs clients. Ce n'est toutefois qu'aujourd'hui qu'ils peuvent vérifier l'efficacité de la stratégie marketing.
Dans un marché à l'équilibre, ils l'apprécient... et ils l'exigent aussi.» En plus de la publicité qu'il achète dans les journaux locaux et nationaux, le courtier possède son propre site Internet et distribue des dépliants dans certains secteurs. Il a aussi mis sur pied le «code info-maison». Les passants intéressés par une maison prennent le code en note, et lorsqu'ils téléphonent à leur courtier, ils accèdent à un message préenregistré décrivant la propriété en long et en large. «En 2000, environ 5 % des acheteurs utilisaient Internet pour trouver une maison. Cette proportion devrait tourner autour de 82 % cette année. Mais ce serait une erreur de ne compter que sur le Web. Pour vendre une maison, il faut utiliser le plus de médiums possible.» Divers courtiers estiment qu'ils vendront leurs propriétés deux semaines plus rapidement que la moyenne principalement en raison de leur stratégie marketing. C'est beaucoup d'argent. La moindre des choses est de faire le maximum pour vendre nos propriété le plus rapidement possible et à un bon prix.»
Vidéos et DVD
Internet, c'est bien, mais des vidéos avec l'impression d'une visite réelle, c'est mieux. Ainsi Remax propose ce nouvel outil de promotion à ses agents. «C'est ce qui se fait de plus près d'une vraie visite, explique Marc Lacasse, vice-président au marketing chez Remax Québec. La publicité est de plus en plus importante. Autant se démarquer.»
Les capsules sont réalisées par des professionnels et accompagnées d'une voix hors-champ enthousiaste. Une fois la production de la vidéo complétée, l'agent l'ajoute à la description de la propriété sur Internet. Il a aussi en sa possession un DVD qu'il présente sur demande à des acheteurs potentiels. «Même la meilleure vidéo ne remplacera pas un prix juste, l'élément le plus important dans la vente d'une propriété, précise M. Lacasse. Par contre, c'est une tendance inévitable : les courtiers ne sont plus que des courtiers. Ils sont aussi des stratèges en marketing qui doivent maîtriser les nouvelles technologies comme jamais avant.»
Source: Isabelle Audet. Merci!

