
Ce salon, qui a eu lieu tout dernièrement au Centre des congrès, a reçu 40 000 visiteurs, soit 8 % de plus que l'an passé.
Il faut dire que, cette année, s'y enchâssait le Salon Immobilier de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), qui se tenait l'an passé au Centre de foires (ExpoCité), accueillant à lui seul 5300 personnes. Le Salon Chalets, de son côté, 37 000, pour un total de 42 300 visiteurs.
«Nous nous félicitons de nos 40 000 visiteurs. Bien que nous nous demandions pourquoi le cumulatif des deux salons n'eut pas donné un nombre supérieur», déclare la présidente du Salon Chalets, Julie Cantin.
Cela est peut-être tout simplement conjectural, à moins qu'une clientèle traditionnellement commune aux salons n'ait, dans les circonstances, produit un moindre nombre de visiteurs.
Chose certaine, jure-t-elle, il s'est brassé de bonnes affaires entre les exposants et le public. «La maison Caméléon de Bonneville, par exemple, a trouvé preneur tandis que General Coach et son concessionnaire, André Drolet, ont vendu deux exemplaires de la maison-caravane de luxe Huron Ridge», détaille Mme Cantin.
L'an passé, les visiteurs ont retenu leur souffle. Ils étaient moroses. La crise financière les tourmentait. Cette année, trouve-t-elle, ils étaient plus libres et confiants.
Salon immobilier
Présidente du Salon Immobilier et directrice générale de la CIQ, Gina Gaudreault est enthousiaste. Ses exposants, courtiers et agents immobiliers, notaires, arpenteurs-géomètres ou institutions financières, n'ont ni chômé ni trouvé le temps long. Elle est persuadée qu'ils ont fait provision de «prospects».
«Trop tôt pour dire si nous joindrons encore, l'an prochain, le Salon Chalets. Nous sondons actuellement nos exposants afin de mesurer leur satisfaction. Ensuite, le bureau de direction de la CIQ décidera. Entre-temps, nous ne saurions prendre une décision sur la seule base d'impressions», confie-t-elle au Soleil.
Directeur technique des deux salons, Claude Chassé précise, pour sa part, que les visiteurs sont réputés de Québec, bien sûr. Mais aussi du Maine, du Nouveau-Brunswick, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de tout l'Est-du-Québec.
On leur attribue, selon lui, au moins 600 nuitées dans les hôtels de Québec durant l'exposition alors qu'ils sont réputés faire entendre le fracas des marteaux chez les fabricants de maisons de bois qui exposent.
La surveillance de la construction dans la mire des municipalités
Contrairement à un bruit qui courait au Salon Chalets et Maisons de campagne de Québec, les chalets ne sont toujours pas dans la mire de la Régie du bâtiment (RBQ) eu égard à la surveillance de leur construction. Ce, même si l'intérêt qu'ils suscitent auprès du public est plus grand que jamais.
L'organisme laisse cela aux administrateurs municipaux, au plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs ou, à la limite, à la diligence des entrepreneurs en construction.
«La RBQ ne surveille systématiquement, aux fins de la conformité au Code, que la construction de tout immeuble de plus de deux étages et de plus de huit logements», précise Marjolaine Veillette, porte-parole de l'organisme.
Quant à la mise en place des systèmes d'électricité, de plomberie et de gaz, là, la juridiction de la RBQ est universelle. En cela, les chalets, quelle que soit leur nature, entrent sous son empire.
«On ne peut, dans tout immeuble, y compris dans un chalet sans prétention, installer ces systèmes au mépris des normes. La surveillance de la RBQ va jusque-là», continue Mme Veillette.
Autrement, elle incombe aux municipalités. Tandis que tout constructeur a l'obligation de bâtir selon les règles de l'art. Règles qu'on associe généralement à un modèle conventionnel à suivre ou aux principes de la bonne construction.
Le plan étatique de garantie des bâtiments résidentiels neufs, qui concerne également les chalets, définit les règles de l'art comme «l'ensemble des techniques et pratiques de construction reconnues, approuvées ou sanctionnées». Ces règles, ajoute-t-on, ont un caractère évolutif, car les méthodes de construction, les équipements et les matériaux disponibles évoluent sans cesse.
Source:Gilles Angers. Merci!

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