De 1990 à 1999, l'immobilier résidentiel a fait une longue traversée du désert. Que ce soit dans l'ensemble du Québec ou dans les agglomérations urbaines de Québec et de Lévis. En 2000, cependant, s'amorce un redressement qui se poursuit jusqu'en 2004, mais qui semble, depuis, décrocher doucement.
Les mises en chantier, dans la province, atteignent un creux de vague troublant en 1995. On en dénombre 21 885 en comparaison à 44 654 en 1991. La capitale nationale, elle, après avoir, la même année, atteint le pinacle avec 6523 nouveaux chantiers - il n'y en a jamais eu autant depuis - , amorce une chute libre en 1995 (2405) qui la précipitera, en 1999, à 1814. C'est le marasme.
En 2002, en revanche, c'est le démarrage sûr avec 42 452 et 4282 mises en chantier, respectivement. En 2004, le pic survient. On en dénombre 58 448 au Québec, et 6186 dans les agglomérations urbaines de Québec et de Lévis. Jusqu'à un atterrissage appréhendé de 43 300 et 5025, cette année même.
Durant la décennie qui s'achève, par rapport à la précédente, il y a un gain net des mises en chantier de 42 % au Québec et de 23 % dans la capitale. Cela induit, pour 2000 à 2009, sur tout le territoire québécois, un décompte d'environ 442 000 contre 311 002 de 1990 à 1999. À Québec, on en recense à peu près 47 675 ces 10 dernières années, contre 38 676 les 10 d'avant.
Hausse de la revente
C'est la misère pour les transactions sur le marché de la revente en 1990 et 1991. Avec 28 000 en moyenne au Québec et 4000 dans la capitale nationale. Depuis, à part un repli en 1995 (29 776), le décompte pour toute la province n'a jamais cessé, pour ainsi dire, de croître jusqu'en 2007, avec 80 338. Pour retraiter à 79 402 l'année dernière et 78 250, en 2009, selon des prévisions.
Ce qui infère 360 790 «reventes» durant les années 90 et 702 257 pendant les 10 dernières. Pour une hausse prodigieuse de 94,6 %.
La capitale, en 1995, connaît également un repli (4679), mais croît sans arrêt jusqu'en 2002 (8771). Autre recul en 2003 (7965), mais reprise l'année suivante, avec 8065, pour culminer à 9694 en 2007. En 2008, ralentissement. Le solde a été de 7838. En 2009, on croit qu'il aura été de 7450.
De 1990 à 1999, on enregistre, du côté de Québec, 52 194 transactions. Tandis que le solde de la décennie qui prend fin actuellement devrait être de 83 277. Pour une appréciation de 59,5 %.
En entrevue avec Le Soleil avant les Fêtes, la directrice générale de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), Gina Gaudreault, se félicitait de ce que les années 2000 à 2009 aient produit beaucoup d'action. «Jamais, a-t-elle ajouté, on n'a vu les choses s'arrêter.»
Les succès de la décennie actuelle correspondent-ils à Québec à une bulle qui risque d'éclater et d'entraîner une chute des prix? Non, pense-t-on à la CIQ et à la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL), car une bulle est créé lorsque les prix augmentent outre mesure alors que les fondements tels la demande de logements et le marché de l'emploi reculent et que de la spéculation a lieu.
Source principale : SCHL et Gilles Angers. Merci!
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Bonjour,
RépondreSupprimerJe n'ai pas la même lecture que vous.
Comment évaluez-vous l'année du point de vue immobilier par exemple aux USA et en Espagne ?
Comment expliquer que le nombre de logement croît tandis que la population est quasi stable ? Que les prix montent plus que l'inflation et par conséquent que mon chèque de paye ?
Vous devinez que je crois que l'on est en bulle. Je crois aussi qu'il y a spéculation car les prix explosent. Lorsque j'entends mon chauffeur de taxi dire que son salaire a doublé grâce à la plus value de sa maison. Lorsque l'on me dit que la pierre est un investissement qui ne peux descendre. Quand je vois que les ménages achètent leur maison avec aucun comptant grâce à des hypothèques bonbons.
Je comprends l'on est en bulle.
Bonne journée
Sidoine