mercredi 4 novembre 2009

Une ville devenu arrondissement...De Charlesbourg!

Charlesbourg, maintenant devenu un arrondissement de la ville de Québec, depuis la fusion municipale récente.

Créé en 2002, l’arrondissement de Charlesbourg épouse le même découpage territorial que l’ancienne ville du même nom. Celle-ci était issue du regroupement, en 1976, des municipalités de Notre-Dame-des-Laurentides, d’Orsainville et de Charlesbourg-Est ainsi que de la cité de Charlesbourg.

S’étendant du contrefort des Laurentides jusqu’aux abords de Limoilou, cet ancien territoire agricole a évolué au cours de la dernière moitié du 20e siècle en une banlieue moderne et prisée pour sa qualité de vie.

Le Trait-Carré
Charlesbourg se distingue par les traces tout à fait singulières qu’a laissées son histoire dans le paysage. Le Trait-Carré, cœur historique de l’arrondissement, témoigne avec éloquence de cette richesse. Nulle part ailleurs en Amérique un village en forme d’étoile n’a été conservé avec autant d’intégrité. Ce découpage original, s’inspirant de villages en Europe, est un legs des Jésuites, qui se voient concéder la seigneurie de Notre-Dame des-Anges dès 1626.

Consacré arrondissement historique en 1965, le site recèle de nombreux éléments architecturaux d’intérêt, tels que le Moulin des Jésuites, l’église Saint-Charles-Borromée et les maisons Magella-Paradis, Pierre-Lefebvre et Ephraïm-Bédard. Plusieurs activités s’y tiennent : expositions, animation, visites guidées.

Rue du Vignoble
Pour un retour aux sources rurales de Charlesbourg, une visite de l’ancien rang de la Commune, aujourd’hui la rue du Vignoble, s’impose. Ce chemin de 1,4 km, bordé de belles maisons ancestrales, est le dernier bastion agricole de l’arrondissement. Des fermes y prospèrent encore. À l’extrémité du rang, on peut visiter le vignoble Bourg-Royal, qui met en marché des vins et des cidres.

Le parc des Moulins
Traversé par la rivière du Berger, le parc des Moulins est une oasis de verdure en milieu urbain. D’une superficie de neuf hectares, il a été créé en 2006, à même une partie de l’ancien jardin zoologique.

Il est difficile d’imaginer que ce lieu paisible fut, au 19e siècle, un important complexe industriel. Les berges de la rivière ont longtemps accueilli des moulins hydrauliques et diverses industries qui ont prospéré jusqu’à l’arrivée de l’électricité. Les vestiges mis au jour lors de fouilles archéologiques permettent de lever le voile sur ce pan de l’histoire de Charlesbourg.

Plein air, neige et forêt
Près de 60 % du territoire de Charlesbourg est agricole ou boisé. Cet arrondissement possède donc un grand potentiel récréatif et offre plusieurs parcs et espaces verts à sa population.

Dans le nord montagneux et boisé, on retrouve ainsi un centre de ski de fond. Celui-ci propose aux amants de la nature plusieurs kilomètres de pistes de ski et de sentiers de raquette, loin de l’effervescence de la ville. Ouvert en saison seulement.

À découvrir également : le parc des Verveines et le parc de la Montagne-des-Roches, deux grands espaces verts permettant la marche en forêt. Le premier, situé rue des Platanes, est doté de sentiers pédestres à flanc de montagne. Le second, dont l’entrée principale donne sur le boulevard Jean-Talon Est, propose un sentier de 1,5 km dans un décor enchanteur.

Un lieu de villégiature
Jusqu’à la fin des années 1930, Charlesbourg est une destination de prédilection pour les villégiateurs. La bourgeoisie de Québec vient y séjourner, attirée par ce calme milieu rural et ses nombreux cours d’eau. Juin venu, les citadins prennent la route de Charlesbourg pour fuir la chaleur estivale et goûter l’air de la campagne.

Portrait de famille
Le patrimoine de Charlesbourg s’exprime aussi à travers différents patronymes, des familles ayant greffé leurs noms à l’histoire locale depuis des générations. Venues la plupart de Normandie, de Charente-Maritime ou du Poitou, ces familles souches ont désormais leur mémorial, derrière la bibliothèque de Charlesbourg, dans le Trait-Carré.

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