
La distribution d'avertisseurs de fumée gratuits à Québec est moins populaire que prévu. Seulement 15 000 appareils ont jusqu'à présent trouvé preneur sur les 240 000 que la Ville espère distribuer en six ans.
Dans la première phase de ce programme expérimental, la Ville prévoyait facilement distribuer dans l'arrondissement de La Cité 40 000 détecteurs de fumée entre le 1er septembre et le 20 novembre. Or, Québec a écoulé moins de la moitié (15 000) de ce premier lot, confirme un porte-parole de la Ville, Jacques Perron.
Question de relancer la distribution - et d'écouler les appareils -, l'administration municipale étend dès maintenant le programme à Limoilou, alors que ce secteur ne devait recevoir ses appareils que l'an prochain. Les propriétaires auront ainsi jusqu'au
2 avril pour se procurer leurs détecteurs au centre communautaire Ferland, sur la 8e Rue. «Il nous en reste, alors pourquoi attendre à l'année prochaine pour en offrir aux gens de Limoilou?» dit Jacques Perron.
Cette décision devrait également aider à la compréhension de la population, puisque La Cité et Limoilou ont été fusionnés le
1er novembre. Maintenir une distribution séparée risquait d'ajouter à la confusion.
Rappelons que le programme prévoit la distribution gratuite sur six ans de 240 000 avertisseurs de fumée dont la pile offre une durée de vie de 10 ans, un projet de 3,5 millions $. À noter que le coût par unité est ainsi d'une douzaine de dollars. Chaque immeuble résidentiel construit avant 1981 est admissible à recevoir un détecteur par étage ou par logement. Question d'éviter d'avoir à entreposer des centaines de milliers d'appareils, la Ville a décidé de les acheter par lots de 40 000.
Distribution écourtée?
Devant la popularité moins forte observée dans La Cité, la distribution sur six ans pourrait être écourtée. Selon le scénario original, les détecteurs devaient d'abord être distribués dans La Cité en 2009, dans Limoilou en 2010, puis dans Sainte-Foy?Sillery en 2011. Charlesbourg et Beauport doivent ensuite suivre en 2012, puis Les Rivières, l'ancien arrondissement Laurentien, L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures en 2013. Enfin, La Haute-Saint-Charles devait fermer la marche en 2014. «On y va avec l'âge du parc immobilier et les risques d'incendie. Ce qui fait que La Haute-Saint-Charles, où le parc immobilier est plus récent, ça va se faire plus tard», expose Jacques Perron.
À l'instar de la campagne de vaccination dont le succès était incertain au départ, la Ville entend redoubler d'efforts pour faire connaître son programme. De nouvelles lettres seront envoyées sous peu à chacun des propriétaires de bâtiments admissibles au programme. Le site Internet de la Ville en fera davantage mention, et Québec pourrait tenter de joindre les propriétaires grâce à la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.
Québec a d'ailleurs fait face à des difficultés imprévues. «Certains propriétaires d'immeubles à logements sont localisés à l'extérieur du Québec. Ils sont plus difficiles à rejoindre», dit M. Perron.

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